Un même ERP peut réussir dans une entreprise et échouer dans une autre. La différence tient souvent à la qualité de l’intégration. Voici huit questions à poser à tout intégrateur avant de signer.
1. Quelles références avez-vous dans mon secteur ?
Demandez des exemples de projets comparables au vôtre (taille, activité) et, si possible, un contact client à appeler.
2. Qui travaillera concrètement sur mon projet ?
Le consultant qui vous présente l’offre sera-t-il celui qui paramètre et forme ? Quelle est son expérience ?
3. Quelle est votre méthode ?
Un intégrateur sérieux décrit clairement ses étapes : cadrage, paramétrage, reprise des données, recette, formation, démarrage.
4. Que comprend exactement votre offre ?
Nombre de jours de paramétrage, de formation, de présence au démarrage. Ce qui n’est pas écrit n’est pas inclus.
5. Comment gérez-vous les demandes spécifiques ?
Un bon intégrateur sait dire non à un développement inutile et proposer une solution standard.
6. Comment se passe le support après le démarrage ?
Délais de réponse, canaux (téléphone, e-mail, ticket), horaires, coût du contrat de maintenance.
7. Êtes-vous présents localement ?
Pour une PME marocaine, un interlocuteur capable de se déplacer et qui connaît le contexte fiscal local est un atout concret.
8. Que se passe-t-il si nous voulons changer de prestataire ?
Vos données doivent rester accessibles et exportables. La documentation du paramétrage doit vous être remise.
Un bon signe
Un intégrateur qui pose beaucoup de questions sur votre activité avant de parler du logiciel est généralement un bon partenaire.
Les signaux d’alerte dans une proposition
Certaines offres méritent une attention particulière avant de signer :
- Un prix très bas sans détail : si le nombre de jours de paramétrage, de reprise et de formation n’apparaît pas, il y a de fortes chances que des avenants suivent.
- Un délai irréaliste : promettre un ERP complet en trois semaines pour une entreprise de cinquante personnes revient souvent à sacrifier la recette et la formation.
- Aucune question sur votre activité : une offre rédigée sans comprendre vos flux ne peut pas être fiable.
- Beaucoup de développements spécifiques : ils coûtent cher au départ, puis à chaque mise à jour. Un bon intégrateur cherche d’abord les solutions standard.
- Un support décrit en une ligne : demandez par écrit les délais d’intervention et le coût du contrat.
Comparer deux offres : un exemple
Deux intégrateurs proposent la même solution. L’offre A prévoit 20 jours de prestation, l’offre B 35 jours, pour un prix sensiblement plus élevé. Avant de choisir A, vérifiez ce que contiennent ces jours : l’offre B inclut peut-être la reprise des données, deux semaines de recette accompagnée et une présence sur site au démarrage, que l’offre A laisse à votre charge. Ramenées au même périmètre, les deux offres sont parfois très proches. C’est pourquoi un cahier des charges commun à tous les candidats est si utile.
Préparer la première rencontre
Pour que l’échange soit productif, apportez :
- une description courte de votre activité et de votre organisation ;
- quelques exemples de documents actuels (devis, facture, bon de livraison) ;
- la liste des problèmes que vous voulez résoudre en priorité ;
- une idée de votre calendrier et de votre budget.
Vous gagnerez du temps, et vous verrez rapidement si l’intégrateur comprend votre métier.
Découvrez notre façon de travailler et posez-nous ces 8 questions.
